De "sérieux problèmes et dysfonctionnements" persistent (syndicalistes)

Les syndicats d’enseignants représentés à la 11ème revue annuelle du Programme de développement de l’Education et de la Formation ont relevé ''la persistance de sérieux problèmes et des dysfonctionnements dans le système éducatif’’ du préscolaire au supérieur en passant par l’élémentaire, le moyen secondaire, de même que la formation technique et professionnelle.

‘’Notre expérience sur le terrain, combinée à l’analyse de différents documents disponibles, nous permet de dire que la mise en œuvre du Programme décennal de l’Education et de la Formation a permis de noter la persistance de sérieux problèmes et des dysfonctionnements’’, a dit Seckel Gningue à la clôture des travaux de la revue, mardi, à Dakar.


Membre du Syndicat des professeurs du Sénégal (SYPROS), le représentant des syndicalistes a cité le nombre croissant d’enfants en marge du système éducatif, le taux élevé d’analphabétisme des femmes et des jeunes, la faiblesse de l’accès à une formation professionnelle technique ou universitaire et celle des capacités d’accueil des structures dans les différents ordres d’enseignement.

Le manque de synergie dans l’identification et la définition des priorités, de même que l’inefficacité des investissements au regard de l’importance des moyens alloués et des résultats ont été aussi indexés comme sources de problèmes par les syndicalistes.

A cela s’ajoute, selon le représentant des syndicats Seckel Gningue, ‘’le cycle de turbulence avec la grève des enseignants, des élèves et des étudiants qui a secoué le système toute la décennie durant entrainant un déficit du dialogue social’’.

Dans le secteur de la petite enfance, les syndicalistes ont déploré les ‘’faiblesses qui persistent dans le pilotage politique et institutionnel, le modèle non transférable à grande échelle de la case des touts-petits du fait du coût élevé, la formation des maîtres et la forte prédominance du privé’’.

C’est pourquoi les organisations syndicales souhaitent un modèle plus adapté permettant d’atténuer les ruptures entre le préscolaire et l’élémentaire.

Au niveau de l’élémentaire, les syndicalistes notent des faiblesses liées au cadre de travail avec les abris provisoires, les classes à double flux, le déficit d’appropriation du curriculum de l’éducation de base et de l’insuffisance de la formation. 

Sur ce point, les syndicalistes ont recommandé l’accroissement du rythme de construction des classes pour la résorption des abris provisoires, la préservation de l’intégralité des budgets alloués au secteur.

Les mêmes faiblesses sont également notées au niveau de l’enseignement moyen secondaire général où la ‘’pénurie d’enseignants’’ est notée dans certaines disciplines comme les mathématiques, la philosophie, les sciences physiques. Pour ce secteur, a fait valoir M. Gningue, le PDEF gagnerait à ‘’résorber le gap dans la formation initiale et continue des enseignants en assurant le fonctionnement correct des Centres régionaux de formation’’.

Concernant le l’Enseignement supérieur, il a indiqué qu’il y a un ‘’déficit de l’offre publique, un déficit de communication sur les réformes, la gestion des flux d’étudiants avec les difficultés récurrentes liées à l’orientation des nouveaux bacheliers, l’absence de contrôle et de certification des programmes des établissements supérieurs privés.

Bien que 2ème priorité du PDEF, le sous-secteur de la formation technique et professionnelle a été laissé à lui-même, a déploré Seckel Gningue au nom des syndicats.

Les syndicalistes ont déploré devant le ministre de l’Education nationale, la faiblesse du réseau, l’insuffisance et la vétusté des équipements, une faible allocation des ressources, une forte prolifération d’écoles privées.

M. Gningue a signalé des difficultés d’insertion et de recrutement dans la Fonction publique que connaissent certains diplômés comme ceux de l’Ecole des eaux et forêts de Ziguinchor.

Toutefois, les syndicalistes reconnaissent, à tous les niveaux du système éducatif, la ‘’réalisation d’importants progrès’’, notamment en matière d’accès, d’infrastructures et équipements, d’amélioration et d’accroissement de l’offre et de la réduction de l’écart entre garçons et filles.

Pour les syndicalistes, il est important de faire le bilan de manière ‘’critique, objective mais constructive’’ dans l’optique d’ouvrir des perspectives d’avenir au système éducatif dans le cadre de la formulation du nouveau Programme de développement de l’Education et de la Formation (PDEF) pour la période 2012-2025.

Les syndicalistes ont souhaité ‘’une meilleure écoute entre les acteurs pour bâtir de nouveaux consensus et refonder l’école et le système éducatif sénégalais’’.

source: www.aps.sn


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